Mass media Stereotypes

Un dilemme de deuxième génération d’immigrants [fr]

 

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Crédits : Radio-Canada

 

D’origine Égyptienne, faisant partie de la seconde génération d’immigrants qui a grandi dans des quartiers multi-ethniques de Montréal soit Côte-des-neiges et Montréal-Nord. Je veux décrire le struggle que cette deuxième génération éxpérimente ici à Montrèal. Dépendamment d’où nous avons grandi, nous avons tous une expérience différente. Par contre, une chose est sûre, nous partageons le même dilemme. Premièrement, le fait d’essayer de plaire à nos parents qui ont une vie complètement distincte de la nôtre avec des valeurs et une culture bien ancrée.

Deuxièmement, nous voulons aussi plaire à la société québécoise qui prône évidemment l’ouverture d’esprit et la tolérance. Mais cette société est en quelque sorte ignorante à ce dilemme.

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Crédits : Autoeurope

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes souvent perçus comme des étrangers malgré qu’on ait vécu toute notre vie au Québec. Nous entendons à plusieurs reprises des commentaires du genre ‘’oh tu parles bien le français’’ ou ‘’d’où tu viens vraiment’’. Bref, ce n’est pas que nos parents n’ont pas vècu cette même expèrience auparavant, l’affaire est qu’on ait été victime de cette double identité à l’école québécoise en ayant des cours de Français dans notre horaire. On nous distinguait quand même comme l’emblème de notre pays d’origine quoique plusieurs d’entre nous n’ont jamais eu l’occasion de le visiter.

 

De ce fait, certaines divisions se créent dans les écoles où encore une fois la deuxième génération fait la même erreur que la première soit de se regrouper entre eux dans les écoles multi-ethniques. De l’école secondaire jusqu’à l’université, j’ai observé ce phénomène où il y avait des regroupements d’Haïtiens, de Latinos, de Français, etc. Pour ceux ayant grandit dans un milieu plus québécois, ils sont traités différemmement.

 

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Si ceux-ci sont trop québécisés, ils sont soutirés par les gens de la même culture comme déconnectés de leurs origines ou carément comme des ”étrangers”. Nous vivons non seulement cette double identité dans la société, mais aussi lorsque nous choisissons un partenaire en dehors de notre pays d’origine.

Les parents se sentent évidemment déraciner en ayant l’impression que la prochaine génération de leur famille n’aura plus les valeurs et cultures similaires qu’eux. Il y en a qui décide de se battre pour vivre à leur façon et d’autres qui se résignent à plaire leurs parents en prenant des choix qui ne sont pas les leurs.

 

 

D’après ce que j’ai pu remarquer, chaque famille a leurs préjugés contre certains groupes ethniques et ceci rend difficile l’acceptation d’un nouveau membre. On vit dans une société où chaque groupe ethnique à son église, son école et sa communauté. Tout cela force à chacun de regarder de loin les autres groupes culturels.

Crédits : Pinterests

 

Je pense que nous devrions envisager plusieurs occasions de dialoguer entre les différents groupes culturels surtout pour la première génération d’immigrants. Bien entendu, les québécois bénéficerions autant de ces discussions. Au final, çela faciliterait la compréhension des cultures distinctes pour éventuellement acquérir une meilleure tolérance sociale.

Ces deuxièmes générations ont aussi un choix difficile soit celui de s’identifier à leur culture en l’affichant ouvertement, soit d’être jugé par la société pour leur choix religieux et culturel ou de décider de ne pas l’afficher afin d’expérimenter un meilleur processus d’intégration. Par ailleurs, Il ne devrait pas avoir de bon ou de mauvais choix, l’essentiel serait d’être à l’aise avec son identité, sans pour autant dévisager ceux n’ayant pas suivi un parcours respectant les “stéreotypes”.

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Si ces deuxièmes générations sont plus à l’aise avec la culture dominante ou celle de leurs parents, c’est un choix personnel qui leur revient. Mon but ultime que je souhaiterais c’est à la société québécoise d’être tout simplement au courant de ce dilemme que les secondes générations vivent. De plus, je voudrais que la première génération d’immigrants accepte leurs enfants tels qui sont devenus parce qu’au final, la connection à notre culture nous appartiendra pour la vie.

Crédits Photo : Pinterests

Écrit par Linda Ghobrial