Français, Linguistique, Stereotypes

Sommes-nous tolérants de la diversité linguistique ?

 

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Il était une fois…

Kaspar Hauser a grandi entièrement seul dans un grenier puis dans une forêt, sans avoir eu le moindre contact humain jusqu’à l’âge de 18 ans. Il arrive à Nuremberg où le criminaliste, Feuerbach le recueille et devient son mentor jusqu’en 1833 quand il a été mystérieusement assassiné.

Kaspar à beau essayer de vouloir communiquer par le langage humain mais on comprend bien que les langues nous introduisent à la vie et nous permettent d’accéder au champ social. « La langue nourrit celui qui parle, tout comme lui permet de vivre l’air qu’il respire »

« Les langues ne permettent pas seulement de parler ou d’écrire pour retracer notre histoire bien au – delà de notre anéantissement physique »

(Hagège, C., Halte à la mort des langues, p.17-19).

Elles contiennent notre histoire.

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Qu’est-ce- que la sociolinguistique?

Fishman souligne que « la recherche sociologique est appréhendée de façon plus théorique et la sociologie du langage adopte une approche de la langue dans son ensemble de contextes »
(Aquino-Weber, D., et al, Sociolinguistique historique du domaine gallo-roman, p. 91).

La sociolinguistique est connue pour les analyses interactionnistes et discursives. Cette méthode est plutôt axée sur la description et l’explication de phénomènes linguistiques.

Par contre, beaucoup de problèmes se présentent quand il s’agit d’appliquer les résultats à une analyse de faits et de processus sociaux.

 

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Le regard du linguiste envers les groupes majoritaires et minoritaires : Une entente

Les linguistes ne comprennent pas les référents qualitatifs à propos de la langue comme une influence sociale et non linguistique. La beauté, l’élégance, ou autre n’ont rien à voir avec la communication qui est en quelque sorte naturel.

Alors, je cite l’entente des linguistes:


« Le groupe linguistique majoritaire a pour sa part de responsabilités en matière d’auto acceptation d’instinctivité linguistique comme de tolérance à l’endroit de la diversité linguistique, à l’intérieur même de son propre groupe, comme dans ses rapports avec les autres groupes linguistiques »

« Quant aux minorités culturelles, ils sont invités à s’engager dans un parcours qui part de leur appartenance de fait à [leur société] pour aboutir à l’intégration en passant par l’adaptation; cette intégration, qui n’est pas synonyme d’assimilation, ne doit pas impliquer la perte des valeurs culturelles d’origine, pas plus que le choix obligé de la langue d’accueil dans les domaines d’échanges familiers »

(Deshaies, D., Ouellon, C., les linguistes et les questions de la langue au Québec : point de vue, p.45).

Brièvement, la meilleure entente entre les groupes majoritaires et minoritaires seraient de faire des compromis. Mais bon, si c’est déjà compliqué de faire sa dans une relation monogamique, essayons un peu avec plusieurs sociétés.


D’après plusieurs chercheurs de la sociolinguistique du livre, Territoire et objets, il y a au moins cinq types de variations qu’on peut distinguer :


1- L’origine géographique et les conditions d’habitat des usagers

2- L’appartenance socioculturelle : la langue dite « populaire » ou « relâchée »

3- L’appartenance à telle ou telle génération : le parler des jeunes sera toujours en quelque peu en rupture avec celui des adultes.

4- La situation de parole et d’écriture ainsi que leurs composantes : Le statut et la position des interlocuteurs/correspondants. On n’utilise pas la même langue au travail, dans une soirée amicale, en famille, etc.

5- Le sexe est également élément diversificateur : « Le parler féminin tend à refuser [ou devrait refuser] les formes stigmatisées, considérées comme “populaires” ou “vulgaires”

 

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