Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir de rencontrer Clovis-Alexandre Desvarieux, Séadé, et je n’ai pas pu m’empêcher d’écrire un petit extrait sur lui, sur son histoire et sur son arrivée dans le monde des artistes. Tout comme certaines personnes, je me pose la question suivante : Est-il devenu artiste ou en était-il déjà un ?

Lors de notre rencontre dans un café, Clovis m’a indiqué qu’il était ingénieur de formation et qu’il ne savait absolument pas dessiner, ne serait-ce qu’un petit bonhomme allumette. J’exagère un petit peu mais c’est tout simplement pour souligner qu’il ne dessinait pas du tout.

Notre conversation a duré deux heures et j’ai fini par comprendre que beaucoup d’entre nous font face à cette quête d’identité. Personnellement, je suis passée de spécialiste de dossiers d’immigration dans un bureau d’avocat à blogueuse et gestionnaire de campagnes SEO (Search Engine Optimization). Est-ce que je le regrette aujourd’hui ? Absolument pas. Et, Clovis partagerait la même opinion que moi.

”Tout est bien-2018”

Comme il est devenu un artiste serein et plein d’énergie, j’ai commencé à être extrêmement curieuse et à vouloir connaître le tout début de son histoire. J’apprends donc que tout s’est déclenché en reproduisant des petits bonhommes en croix. Ensuite, il a continué à s’exprimer jour après jour et puis, un jour, le talent ressort ! Clovis avoue qu’il est souvent interpellé par une force pendant la conception de ses tableaux. C’est dire qu’il est très spirituel et de plus, très modéré et calme. On peut toute suite ressentir son énergie quand on discute avec lui. La peinture est pour lui un moment d’expression et c’est là où il peut se laisser aller. En plus d’être peintre, Clovis a développé depuis 2006 un goût pour la photographie.

J’ai cru comprendre qu’il était comme ces autres artistes qui font ressortir leur identité seulement pendant leur travail et à travers leur oeuvre. Mais en conversant avec Clovis, j’analyse sa facilité d’affirmer son identité même étant à l’extérieur de son atelier de peinture. De plus, je réalise qu’il n’a pas le besoin ou l’envie de s’affirmer parce qu’il est honnête avec lui-même et ne tient à prouver quoique ce soit à quiconque

Crédits: Dimitri Rousseau

Évidemment, la réaction de son environnement et de ces parents m’a intéressée en tant que sociologue et originaire de la même culture que lui. J’ai pris pour acquis que ces parents ont eu du mal à accepter son passage d’ingénieur à artiste. Et oui… j’ai eu raison ! On vient presque tous et presque toutes de ces familles là où les parents imaginent la destinée de leurs enfants. Il m’a indiqué à la toute fin que les parents de notre culture devraient être fiers que leurs enfants soient capables de s’affirmer et d’être honnête avec eux-mêmes.

Self-determination-2017

Je ne vous laisse pas savourer toutes ses peintures sur le blogue parce que je vous invite à faire un petit tour à son exposition.  Allez, vous ne le regretterez pas.

SÉADÉ À 6H PM

LE 14 FÉVRIER

À ESPACE MUSHAGALUSA

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